Parole de… Jean-Simon Desrochers

Né à Montréal en 1976, Jean-Simon DesRochers a publié aux éditions Les Herbes rouges deux livres de poésie (L’Obéissance impure – 2001 et Parle seul – 2003), ainsi que deux romans (La Canicule des pauvres – 2009 et Le sablier des solitudes – 2011). Depuis janvier 2010, il prépare un doctorat en théorie de la création à l’UQAM.

Photo Gyorgyi Galik

– Les disques de votre enfance et de votre adolescence
L’enfance était marquée par L’ouverture 1812 de Tchaïkovski, Les quatre saisons de Vivaldi et… Future Shock de Herbie Hancock. L’adolescence penchait du côté de A Night At The Opera de Queen, Siamese Dreams de Smashing Pumpkins, Le Requiem de Mozart, Selling England By The Pound de Genesis, Sergent Pepper, The Beatles et Les Marquises de Jacques Brel.

– Pour accueillir le soleil, vous écoutez
Le silence.

– Une chanson que vos parents appréciaient
Mes parents ne s’entendaient sur à peu près rien…

– Un artiste québécois
Andrée-Anne Dupuis Bourret. Artiste en arts visuels et médiatiques. Sur le plan musical, je crois que Tu m’intimides de Mara Tremblay est l’un des grands albums de la dernière décennie (au Québec et ailleurs).

– La réalisation dont vous êtes la plus satisfaite
J’ai du mal à me satisfaire d’un élément déjà réalisé, c’est le travail qui me plaît.

– Le dernier disque que vous avez acheté
Si les MP3 achetés comptent, ce serait Was I The Wave du groupe montréalais Miracle Fortress.

– Le dernier film que vous avez vu
Un film revu : Teorema de Pied Paolo Pasolini

– Le dernier livre que vous avez lu
L’hiver retrouvé de Marie-Noëlle Gagnon (éd. Triptyque)

– Un chanteur que vous admirez
Chanteuse. Beth Gibbons.

– Votre plus grand rêve
Vivre vieux, lucide et heureux d’écrire chaque jour.

– Si vous deviez choisir :
* La poésie ou le roman ?
Le roman, puisque la poésie peut s’intégrer au roman. L’inverse est possible, mais plus complexe.

* La littérature francophone ou nord-américaine ?
Américaine. Nord, sud, centre ; francophone, anglophone, hispanophone. Je suis un écrivain d’Amérique.

* La ville ou la campagne ?
Les deux.

– Une chanson et un livre pour l’hiver
Chanson : A day in a life des Beatles. Le livre : 2666 de Roberto Bolaño.

– Qu’évoque pour vous :
* La solitude ?
La tranquillité, le travail, la paix, un thème qui me fascine.

* Une bibliothèque ?
Un lieu que je fréquente peu (je suis un acheteur de livres).

* Dialogis ?
La trace d’un idéalisme naïf qui me fera toujours sourire. Avec le recul, je constate que cet idéalisme ayant fait naître Dialogis est resté. La naïveté a toutefois cédé le pas au pragmatisme.

– Ce qui vous caractérise le mieux
Le matérialisme philosophique, la raison cynique, mon sens de l’ironie et de l’aporie. Le cynisme ne doit pas mener à un écroulement nihiliste, il doit contribuer à mieux percevoir le réel.

– Un objet que vous emportez toujours avec vous
À part mes lunettes pour des raisons évidentes, je ne suis fidèle à aucun objet.

– Pour accueillir les étoiles, vous écoutez
Le souffle de ma femme.

– Vous arrive-t-il d’écouter de la musique au milieu de la nuit ?
Rarement. Parfois In C de Terry Riley, parfois The Relatives de Jeff Parker.

Jean-Simon Desrochers

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