All posts by Pascal Marion

La Tulipe et le Coquelicot

Ce premier roman est un voyage culturel qui est la toile fond pour des relations amicales et amoureuses entre personnes d’origine différentes.

L’histoire débute à Montréal. Jila et Mael, deux immigrants, échangent sur leurs difficultés dans leur pays d’adoption et leur culture respective. Une amitié grandira au travers d’un lien épistolaire avant de se défaire de manière brutale.

Le vol d’un objet sacré appartenant à Jila l’obligera à renouer le contact avec son ancien ami. Ils vont apprendre à s’apprivoiser et à développer une relation de connivence, lors d’un périple inexplicable en Iran, pour essayer de le récupérer. Jila reviendra seule à Montréal où sa vie reprendra sous un jour nouveau. De son côté, Mael, grièvement blessé, sera dans l’impossibilité de rentrer. Comme pour son amie, son existence prendra un nouveau virage au sein d’une famille iranienne qui le cache et le protège.

Voir et acheter le roman.

Il y a dix ans

Il y a dix ans, après huit années de travail de recherche, je publiais à mes frais le « Dictionnaire étymologique du créole réunionnais. Mots d’origine asiatique ». Si l’aventure intellectuelle a été passionnante, enrichissante, on ne peut pas en dire autant de l’accueil accordé à cet ouvrage qui apporte pourtant un éclairage nouveau sur le créole en offrant des réponses à des étymologies restées jusqu’alors non résolues ou fausses.

Il faut dire que la secte universitaire française, et plus particulièrement réunionnaise, ne s’est pas privée pour dénigrer et boycotter le dictionnaire. Jusqu’à ce jour, je n’avais pas souhaité me salir en les nommant. Mais des années se sont écoulées et il me semble que le moment est venu de dénoncer les agissements de certaines « sommités » qui souffrent manifestement d’un manque de modestie et, paradoxalement, d’un complexe d’infériorité à la lecture du manuscrit. « Les spécialistes ne pardonnent jamais aux amateurs d’avoir découvert ce qu’ils n’ont pu trouver eux-mêmes », disait John Steinbeck !

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Parole… de Dina Babouder

Dina Babouder

Dina Babouder, iconographe d’origine libanaise, se livre à nous.

— Les disques et livres de ton enfance et de ton adolescence
Disques : la musique classique (la collection de mon père jouait chaque jour).
Livres : Milan Kundera, Simone de Beauvoir, Marguerite Yourcenar…

— Pour accueillir le soleil, tu écoutes
Radio classique (celle de Radio Canada).

— Une chanson que tes parents appréciaient
Il m’est difficile d’en nommer une seule. Ils aiment beaucoup Jean Ferrat, Jacques Brel, etc.

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Accident sans gravité

Monsieur Duchemin se rendait en voiture à son bureau. Le feu allait passer au rouge et il accéléra. Aveuglé par le soleil, il ne vit pas la piétonne qui venait de s’engager sur la chaussée. Il la percuta avec l’aile droite de son véhicule et le bruit sinistre du choc le glaça d’effroi. La dame se retrouva allongée près du trottoir. Il freina, se gara en montant sur la bordure et sortit afin de constater les dégâts. Les autres piétons se précipitèrent alors vers la victime. Monsieur Duchemin éclata en sanglots. Plusieurs avaient attrapé leur téléphone portable et passaient des appels dans la plus grande confusion.

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La langue tahitienne menacée de disparition

À Tahiti, les habitants parlent de moins en moins leur langue natale, s’alarme Cybèle Plichart, journaliste et réalisatrice du documentaire. « Je relativisais la situation, en me disant que si le tahitien se perdait à Tahiti, il resterait vivant dans les îles. Mais 75 % de la population est concentrée entre Tahiti et Moorea ! Il y a donc urgence », explique-t-elle. Avec les nouvelles technologies et la mondialisation, les jeunes générations délaissent la pratique de leur langue pour se tourner vers l’anglais ou l’espagnol. Le tahitien, lui, est bien enseigné dans les écoles, mais seulement une heure par semaine.

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